mardi 22 septembre 2009

Visite de l'église Saint Martin d'Orrouer

Dimanche après midi nous avons voulu visiter le Château de Villebon, nous avons fait 100km aller-retour, pour rien , on ne pouvait voir que les jardins, dommage...
En rentrant, nous avons découvert une église, seule au milieu des champs, la voici:


Vous trouverez plus de renseignements ici
sur le site de l'association
L'Eglise - son histoire

Selon le chanoine J-B Souchet, en l’an 1119,

une « abbaïe a esté fondée par Geofroi de Lèves,

évesque de Chartres, et par Gauslein, son frère,

qui, dès l’an 1117, lui assignèrent, pour partie

de sa fondation, les cures de Saint-Arnod-des-Bois,

et de Saint-Martin d’Orrouer, les dixines d’icelles

qui leur appartenoient, ensemble les terres qu’ils

avoient dans ces paroisses […] ».

Ce document nous apprend ainsi que l’église d’Orrouer

fut dès le début du XIIème siècle placée sous le patronage

spirituel de Saint-Martin et sous l’autorité

directe de l’évêché de Chartres.

Le début du XIIème siècle voit se développer en

Occident la maladie de la lèpre.

L’époque des croisades semble avoir contribué

largement à la diffusion de cette hideuse maladie.

Le testament de Louis IX, dit Saint-Louis,

léguant des sommes d’argent pour l’établissement

de plus de 2000 léproseries peut

en être la meilleure preuve.

Mais cette maladie contagieuse s’était

depuis longtemps acclimatée en Europe,

depuis les époques antique et mérovingienne.

Les archives du chapitre de la léproserie

du Grand Beaulieu attestent de la présence

vers 1160 de « trois mines de terre le long du chemin

qui conduit d’Amilly à la léproserie d’Oreor ».

D’après l’abbé Marquis, cette léproserie

« dut disparaître à la fin du XVIème siècle »,

au moment des guerres de religion.

Le seul curé qui nous soit connu, avant le XVème siècle,

est le père Fouchet qui officia en

1156 à Saint Martin d’Orrouer.

Pendant les guerres de religion la paroisse

de St Martin d'Orrouer et d'autres,

disparurent entièrement du fait des actes de pillages et de destructions imputables aux armées défaites; laissant le plus souvent l'église (seul bâtiment véritablement solide) seule et isolée. Il y eut environ 8000 morts tant protestants que catholiques (1563)

Il reste néanmoins que l’église et

son cimetière furent épargnés.

Leur conservation reste un mystère pour beaucoup.

De génération en génération,

on s’attacha à maintenir en état Saint Martin d’Orrouer,

tant comme bâtisse que comme paroisse.

Les graffitis et ex voto qui apparaissent encore

sur ce lieu démontre la ferveur avec

laquelle les paroissiens ou de simples badauds

entretinrent un véritable mythe.

Trois ou quatre générations y sont représentées.

Tous sont gravés dans la pierre,

ils représentent une croix ou un nom et portent une date.

L’observateur attentif notera que certains de

ces noms se retrouvent sur quelques tombes.

Depuis longtemps l'église d'0rrouer abrite

des reliques de Saint Evroult et tous les ans,

le deuxième dimanche après Pâques, se déroule un pèlerinage.

La mémoire collective locale ayant fait son œuvre,

la permanence de ce lieu de croyance

et d’histoire mériterait bien de faire l’objet

d’une proposition de classement

auprès des monuments historiques.

1 commentaire:

  1. Biserica are o istorie veche, dar vitraliile par asa de moderne!!!

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