mon dernier livre publié par les éditions de Saxe en novembre 2016:

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jeudi 14 mai 2026

Cérémonies du 8 mai à Cormainville

 Nous étions une trentaine aux cérémonies du 8 mai.
















Une gerbe de fleurs a été déposée au monument aux morts
 par monsieur le maire, Jean-Luc LEGRAND
Alain Augros a déposé des fleurs au monuments aux morts:
  
Laurent SICOT et Mathias Teruel on lu les noms 
des morts pour la France:
  

 
Emilie TERUEL a lu le message de l'UFAC:
Le 8 mai 1945, il y a 81 ans, à Reims et à Berlin, l’armée de l’Allemagne nazie capitulait sans condition, la France étant présente aux cotés des Alliés britanniques, américains et soviétiques. La barbarie nazie enfin vaincue, les peuples d’Europe retrouvaient leur liberté et leur souveraineté. Le 8 mai 1945 portait un espoir de Paix. Or, nous assistons, aujourd’hui, à la banalisation d’idées qui nous ont amené aux abominations de la Deuxième Guerre mondiale. Au mépris des enseignements du passé, fanatisme religieux, terrorisme, réveil des nationalismes, retour des empires, et retour de la guerre aux Quatre coins du monde nous rappellent que la Paix et la Liberté ne sont jamais définitivement acquises. De même, un nouvel ordre mondial voudrait s’imposer à la place de celui né en 1945 ! A l’occasion du cinquantième anniversaire de la disparition de René Cassin, prix Nobel de la Paix et un des pères fondateurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme, approprions-nous sa pensée : "Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit". La Paix est en Danger. Fidèle au souvenir de ceux et celles qui ont sacrifié leur vie pour un monde de Paix, l’Union Française des Associations de Combattants et Victimes de Guerre (UFAC) appelle :  tous nos concitoyens à poursuivre le combat en faveur de la Solidarité et de la Paix en combattant tous les fanatismes qui menacent la Paix, la sécurité des peuples et les droits fondamentaux des Hommes  et les gouvernements à respecter le droit international en s’appuyant sur la charte de l’ONU. Vive la République ! Vive la France !
 
Jean-Luc Legrand a lu ce message:

Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l'Allemagne.

Le 8 mai 1945, enfin, après des années d'épreuves, d'horreurs et de combats, l'Europe était libérée de l'emprise totalitaire et génocidaire nazie.

Libérée par tous les Alliés. Libérée avec le concours des armées de la France, « la seule France, [celle] qui se bat » et ne se rend pas.

Ne l'oublions jamais : avant d'être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d'abord une défaite de l'esprit.

Marc Bloch — historien, combattant de 14, volontaire à nouveau en 39, fusillé en juin 1944 — avait porté sur les responsables de la débâcle ce constat implacable : ils avaient « estimé très tôt naturel d'être battus ».

Ceux qui continuèrent de croire à la France n'étaient pas des surhommes.

Ce furent les cent trente-trois pêcheurs de l'île de Sein, les cinquante-deux premières engagées volontaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce fut Jacques Lusseyran, lycéen non-voyant de 16 ans qui rassembla autour de lui les Volontaires de la liberté, avant d'être déporté à Buchenwald.

Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions, avec leurs peurs et leurs doutes, mais unis par une même exigence : ne pas subir, ne pas céder.

Cette résolution était d'abord celle de résister au déni du droit et de la justice.

« Dès le 3 septembre 1939 », rappelle le général de Gaulle, « nous avons tiré l'épée, seuls avec l'Angleterre, pour défendre le droit violé sous les espèces de la Pologne. »

À Londres, sous les bombes du Blitz, à Brazzaville, où l'Ordre de la Libération est créé, se poursuivit la lutte de ceux qui pressentaient que cet affrontement était une guerre contre l'humanité.

Alors que nous célébrons les 400 ans de la Marine nationale, souvenons nous de l'amiral Muselier, rallié dès 1940 à la France libre et qui lui donna son emblème : la croix de Lorraine.

Souvenons nous des sous-mariniers du Casabianca, déjouant la vigilance ennemie pour armer la Résistance en Corse.

Et derrière eux, toutes les générations de marins qui perpétuent aujourd'hui notre puissance navale avec le porte-avions France Libre.

Souvenons nous des commandos Kieffer, débarqués à l'aube du 6 juin 1944.

Honorons, sur les plages de Provence, les soldats venus d'Afrique, d'Asie et du Pacifique — tirailleurs, goumiers, spahis de la 1ère armée française menée par le général de Lattre de Tassigny, remontant jusqu'à Berlin.

De Lattre qui, face à ce qu'il appelait « les puissances multiples du mensonge », dira : « nous avons découvert tout le prix de notre civilisation en éprouvant sa fragilité. »

Rappelons nous Simone Veil, rescapée d’Auschwitz, qui fit de sa vie une œuvre de réconciliation et de paix : l'idéal européen qu'elle nous lègue fut la réponse à la haine par la force du droit.

Cette victoire était celle du respect de la souveraineté de chaque peuple et de la dignité de chaque personne, contre ceux qui voulurent réduire notre continent à un empire de maîtres et d'esclaves.

Aujourd'hui, pour que plus jamais le pire ne redevienne possible, il nous revient de transmettre aux jeunes qui s'avancent dans la vie — alors que les derniers témoins nous quittent — le « patriotisme agissant » que le général Leclerc confiait aux hommes de la 2e DB en leur faisant ses adieux.

Transmettre cette force morale, la première arme d'un peuple qui sut, au bord de l'abîme, se redresser.

Un peuple, le nôtre, que « ni le malheur militaire, ni la faillite des institutions, ni le mensonge, ni la violence n'ont pu détourner de son éternelle vocation ». (Charles de Gaulle, discours devant l’Assemblée nationale, 15 mai 1945).

Vive l'Europe libre. Vive la République. Et vive la France !

Catherine VAUTRIN, ministre des Armées et des Anciens combattants
Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants

Ensuite nous sommes allés devant le 
monument aux morts situé à la sortie du village:

Laurent SICOT et Mathias Teruel on lu 
les noms des morts pour la France:

Nous avons été tous invités à la Salle de Fêtes, 
pour le verre de l'Amitié:

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